Image d'introduction
couverture santé pour expat au kenya
Date de publication
Texte d'introduction

Le Kenya a longtemps été considéré comme un pays bénéficiant d’un système de santé parmi les plus performants d’Afrique subsaharienne. Mais, depuis une 20aine d’années, son sous-financement ainsi que des problématiques de corruption ont participé à en dégrader la qualité. Le secteur public étant principalement touché par ces difficultés, les résidents kenyans, et notamment les expatriés, se tournent alors très souvent vers le système de santé privé, ou optent pour d’autres solutions d’accès aux soins.

Corps de l'article

Kenya : un système de santé à 6 niveaux

Comme dans de nombreux  pays d’Afrique subsaharienne, le système de santé kenyan est en pleine évolution. Objectifs : développer progressivement la couverture santé collective de sa population, et surtout augmenter son offre de soin, au niveau quantitatif comme qualitatif. 

Cette offre, aujourd'hui insuffisante à garantir l’accès aux soins de tous les résidents au Kenya, se structure en 6 niveaux :

  • Niveau 1 : les services communautaires assurant essentiellement des soins de prévention et de dépistage. Ces structures sont parfois les seules qui existent dans les zones reculées du pays (notamment au nord)
     
  • Niveau 2 : les dispensaires publics et les petites cliniques privées offrant des consultations médicales et des prestations d’analyses biologiques, sans possibilités d’hospitalisation
     
  • Niveau 3 : les centres de santé délivrant une palette de soins ambulatoires plus importante, et offrant une possibilité d’hospitalisation de courte durée, notamment en cas de maternité
     
  • Niveau 4 : les hôpitaux publics régionaux et les cliniques privées de taille moyenne, disposant d’équipements et de services plus diversifiés
     
  • Niveau 5 : les hôpitaux régionaux, ou cliniques privées de référence, d’une capacité d’au moins 100 lits, et fournissant des soins et des consultations spécialisés. Malgré leur niveau de classement, ces établissements sont nombreux à pâtir d’un cruel manque de moyens, en infrastructures, en équipement comme en personnel
     
  • Niveau 6 : les établissements nationaux de référence et les hôpitaux universitaires, accessibles aux résidents kenyans mais accueillant aussi des patients d’autres pays d’Afrique de l’est et d’Afrique centrale souhaitant bénéficier de leur expertise et de leurs spécialités. Ils sont 6 au total sur le territoire du pays, dont 3 situés à Nairobi (hôpital Kenyatta, hôpital National Spinal Injury et hôpital Mathari), 1 à Kisii, 1 à Kuru et 1 à Uasin Gishu

Tous les établissements de santé kenyans sont répertoriés et classés selon différentes catégories (niveau, public/privé, zone gréographique… sur la plateforme Hosi.

Expatriés au Kenya : le coût et la prise en charge des frais de santé

L’Assurance maladie est encore très peu développée au Kenya, et repose essentiellement sur un mécanisme de cotisation volontaire, auprès du National Hospital Insurance Fund (NHIF) ou d’une assurance privée (locale ou internationale). Seuls les fonctionnaires, les femmes enceintes et les enfants scolarisés bénéficient aujourd’hui d’une couverture santé automatique. 

L’accès aux soins est donc entièrement à la charge des patients non assurés, et ce dans le secteur public comme dans le secteur privé qui est extrêmement développé dans le pays. Un secteur privé dont les tarifs, inaccessibles à la plupart des nationaux, restent aussi relativement élevés pour les expatriés bénéficiant d’un niveau de revenu européen. Par exemple :

  • une consultation spécialiste coûte entre 21 et 46 € environ
  • une consultation chez un dentiste environ 25 €
  • une biopsie cutanée environ 216 €
  • une consultation médicale d’urgence de nuit environ 110 € *

Les autres solutions pour bénéficier de soins de qualité lors d’une expatriation au Kenya

Même s’ils bénéficient d’une assurance santé couvrant leurs dépenses de soins délivrés au Kenya, nombreux sont les expatriés optant pour des solutions alternatives, qui leur garantissent une qualité de soins équivalente à celle des standards de leur pays d’origine. 

Parmi ces solutions, la téléconsultation médicale qui permet de consulter à distance un médecin parlant leur langue, aux fins de conseil, de diagnostic, de 2ème avis médical ou encore de prescription médicale (hors traitements complexes). Une pratique qui s’est largement développée à l’occasion des 1ères vagues de la crise sanitaire de la Covid-19, et qui est depuis rapidement entrée dans les habitudes des expatriés.

Autres possibilités, en cas de besoins de santé importants, et lorsque l’état des expatriés le permet : le rapatriement sanitaire en France, ou l’évacuation vers un autre pays d’Afrique mieux équipé (par exemple à Kinshasa en République Démocratique du Congo, en en Afrique du Sud). 

♦ À lire aussi : Expatriation en Afrique : vers quels établissements de soins se tourner ?


* Selon les déclarations de la Secrétaire d’État à la santé, Sicily Kariuki, de janvier 2019.

APRIL International : une assurance santé optimale pour s’expatrier au Kenya 

Hospitalisation, assistance rapatriement, médecine courante, soins optiques et dentaires ou encore maternité… Grâce à nos 5 formules d’assurance santé internationale, vous choisissez une couverture ajustée à vos besoins et aux modalités d’accès aux soins de votre pays d’expatriation. 
Et vous pouvez aussi profiter de notre service de téléconsultation médicale gratuit et disponible 24/7, où que vous soyez dans le monde ! 

Titre articles poussés
En savoir plus sur : Préparer son expatriation